La peur de l’échec : force ou faiblesse ?

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Pour aborder cette article et le thème de la peur de l’échec, je débuterai par cette citation :

« Être authentique, c’est accepter de voir qu’on est ce que l’on est et pas ce que l’on imagine être en regardant son personnage dans un miroir ».

Karlfried Graf Durckheim

Lorsque nous entendons parler de l’échec, nous pensons immédiatement « négativité », à ce qui nous bloque, ce qui nous empêche d’avancer, ce qui nous terrorise. 

Cette peur de l’échec existe pourtant en chacun de nous, à un degré différent. Elle est parfois maitrisée et est parfois inconditionnellement paralysante, jusqu’à nous freiner dans la réalisation de nos objectifs.

Lorsque nous devons prendre des décisions professionnelle, nous occultons l’apprentissage des étapes que nous franchissons. Nous oublions de penser que cette peur est une étape indispensable au changement et est parfaitement intégrée à un processus naturel et sage.

Osez le « JE » !. Différenciez ce que « VOUS voulez » de ce qu’il est attendu de vous. Acceptez votre peur et ses fondements comme une source positive d’avancement.

  • Petits retours d’expériences avec les Conseillères Bilans de Compétences et Coachs de CBP afin d’en comprendre les sources mais également et SURTOUT identifier les différentes solutions potentielles.

Peur de décevoir

La peur de l’échec repose souvent sur la peur de décevoir son entourage : ses parents, ses amis, son conjoint(e), ses enfants, et qui peut-être vécu comme une forme d’humiliation.

« La peur d’affronter les regards, les mots. La peur de l’abandon. »

Mais chacun, au fond de soi, est conscient qu’il vaut mieux choisir sa vie que la subir. Notre personnalité est constituée de richesses qu’il faut dévoiler.

Je vous confie qu’il est difficile d’accepter que nous ne pouvons pas répondre à toutes les attentes de nos proches, que nous ne sommes pas à l’image de nos référents que nous cherchons quelque part à séduire, à rendre fiers, à « embarquer » dans notre navire. 

Parfois, nous devenons de véritables Caméléons, prêt à tout pour plaire, nous conformer aux attentes et besoins de nos référents, aux piliers qui constituent un « idéal ». : à s’en s’oublier. Nous nous bâtissons à l’image de ce qui est attendu, jusqu’à parfois s’égarer.

La prise de conscience passe par une acceptation de notre peur de l’échec et nous permet de franchir l’étape. Que se passera t-il si j’échoue ? M’abandonneront-ils ? Se moqueront-ils ? Les décevrai-je ?

La solution : dialoguez ! Puisez en vous et laissez votre entourage vous approcher, vous découvrir et ressentez ce bien-être. Quoi de mieux pour avancer que de rester soi-même, d’identifier ses limites, ses obstacles, ses forces et points d’appui et de trouver son propre chemin pour trouver la voie de l’épanouissement :

  • Savourer le plaisir d’être appréciés pour ce que nous sommes.
  • Arriver à être le tailleur de pierre heureux et fier de construire une cathédrale.

Repartir de Zéro

Sandra, consultante en bilan de compétences, évoque la peur de l’échec qu’elle observe régulièrement chez des bénéficiaires de Bilans de Compétences. 

« Souvent, cette peur est associée au fait de repartir à Zéro, de se remettre en question ».

L’habitude du confort quotidien sécurise, oui c’est vrai. Pourtant, nombreux sont ceux/celles qui oscillent entre sécurité et désir de renouveau professionnel, souhait de trouver un projet davantage en adéquation avec ses intérêts et valeurs : « Entre les 2, mon cœur balance…. »

Sandra précise cependant que prendre conscience de cette peur est une étape capitale et importante. Cette étape évite le déni, la construction « coûte que coûte » d’obstacles, de limites ….  

Exemple de « faux » obstacles :

  • « Non, il est certain que je ne trouverai pas d’emploi dans ce domaine. 
  • « Aucun recruteur ne souhaitera s’engager avec moi. »
  • « Non, je pense que je ne gagnerai pas assez bien ma vie dans ce métier même si je l’adore »
  • « Il n’y que des fausses annonces dans ce domaine »
  • « Le marché de l’emploi est saturé »
  • « Je ne suis pas à l’aise à l’oral. Je raterai mon entretien d’embauche »

Mais quelle est donc la vraie peur que cachent ces obstacles ? Celle de ne pas réussir (entretien, période d’essai etc…) ? S’agit-il de votre Ego ? D’une peur de ne pas bien gagner sa vie ? De ne pas se plaire dans son travail ?

Sur ce point, j’ajoute alors qu’il est donc capital, dans un 1er temps, de sécuriser le parcours et d’apporter un éclairage à chacune des peurs. Ainsi, les enquêtes métier sont capitales, tout comme le marché de l’emploi, l’étude des rémunérations, les échéances du projet.

Dans un 2nd temps, il sera ensuite capital de rendre le projet FIABLE et VIABLE. Ainsi, en fonction de l’intensité de cette peur, le Consultant en Bilan de Compétences écoutera attentivement le Bénéficiaire et lui apportera des solutions rassurantes et là : LE PLAN B est ESSENTIEL ! Tout autant que le travail sur le discours professionnel. 

Enfin, soyez certains qu’il n’est pas possible de convaincre autrui si l’individu n’est lui-même pas convaincu de son projet.

« Plus nous « vivons » pleinement nos projets et plus nous emballons nos interlocuteurs et nous marquons les esprits »

Cathy S., 30 ans, nous confie récemment : « J’ai l’impression de ne pas avancer du tout ». 

Voici la première phrase d’une séance Bilan de Compétences d’une bénéficiaire chez CBP Social Consult. Cathy S., en démarrant la séance bilan avec cette phrase nous indique qu’elle a besoin de parler, de se livrer… Quelque chose bloque. Cathy S. a peur de prendre des décisions et se livre ensuite sur sa peur de l’échec. Des solutions sont trouvées permettant à Cathy S. d’avancer.

La peur de l’inconnu

Dans le contexte d’un bilan d’orientation pour les jeunes, Magali PRADEL, Associée CBP Social Consult, insiste sur la notion de « peur de l’inconnu », plutôt que « peur de l’échec ». 

« Je ne suis pas comme les autres ».

Quelle phrase lourde de sens mais tellement « humaine ». Quelle richesse de pouvoir exprimer à voix haute sa peur. D’y mettre des mots ! 

Il s’agit de la phrase d’Antoine M. 18 ans, qui ne sait pas dans quoi s’orienter et se sent perdu et différent des autres. Antoine M. évoque même sa peur de voir ses amis avancer sans lui ou redoubler une année. Le rôle du Consultant est alors capital pour lui permettre de reprendre confiance en lui. « Je me mets en Ecoute Active »nous révèle Magali PRADEL, Associée CBP SOCIAL CONSULT

Prendre conscience de sa peur est UNE BONNE CHOSE !

Agnès VAN NHI, consultante en bilan de compétences et coach certifiée, nous révèle qu’il est essentiel de se servir des ressources déjà utilisées dans différents changements au cours de notre vie, afin de les réutiliser à un moment où nous avons du mal à avancer. Chacun doit puiser dans ses propres ressources pour prendre conscience de ses capacités mais aussi identifier son système de croyances pour le réguler, le réajuster et changer son quotidien. 

Agnès VAN NHI précise également qu’il demeure toutefois important de prendre le temps de lister ses peurs, en identifiant quel besoin est lié à chaque peur et ainsi pour trouver les différentes solutions qui combleront ce besoin.

Enfin, Sofie LECHEVALIER, consultante en bilan de compétences – Thérapeute et experte en risques psycho sociaux, explique que la peur de l’échec résulte d’un « driver », qui correspond à ce que nous avons compris des attentes que nos proches ont de nous. Exemple : Un adolescent, qui a des parents très exigeants dans le travail, va travailler très dur par peur de décevoir. Son driver sera donc de « beaucoup travailler ».

Elle explique également que cette peur de l’échec peut provenir de nos objectifs de vie, par rapport à ce que l’on a vécu. C’est pourquoi, il est indispensable de faire de cette peur une force, qui permettra à chacun de comprendre ses propres faiblesses.

Conclusion…

La peur de l’échec ne doit pas freiner ce que chacun entreprend. Il est bien connu qu’il vaut mieux avoir des remords que des regrets !

Croyez en vous, sachez que vous êtes capable d’avancer et que vous avez en vous les ressources.

Cette peur est souvent liée à l’estime de soi, de la place et l’importance que vous vous accordez dans votre Vie.Si vous venez à échouer, relevez-vous et réessayez, croyez en vos capacités ! La peur de l’échec ne doit pas être plus importante que votre passion pour les projets que vous souhaitez réaliser. Cette peur est une étape nécessaire et permet d’avancer, trouvez sa source et travaillez-la : elle deviendra votre principale force

« L’échec est le fondement de la réussite » Lao Tseu, philosophe.

Pour passer outre votre peur de l’échec, pensez au bilan de compétences qui peut être entièrement financé grâce à votre CPF.

N’hésitez pas à nous contacter !

01.61.08.63.90 – cpedrosa@cbp-socialconsult.fr

Rédactrice : Cynthia PEDROSA / Support : Elodie DORDET

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Cet article a été écrit par nthenadey@cbp-socialconsult.fr

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