De l’industrie agroalimentaire à Maître Composteur

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Alexandra

Alexandra, si tu nous disais d’où tu viens ? J’ai commencé mes études avec un DUT Techniques de Commercialisation puis, j’ai complété ma formation avec un Master en communication globale. Mon expérience professionnelle a commencé quand je suis devenue commerciale dans la presse spécialisée, puis assistante attachée de presse/communication dans les domaines du BTP et cosmétiques. Ce sont des domaines qui sont vraiment très différents ! A la suite de ça, j’ai eu l’opportunité de rentrer dans un grand groupe agroalimentaire, c’était super. J’étais heureuse d’intégrer un grand groupe, j’aimais les produits de la marque. Jusque-là, j’avais toujours travaillé dans des PME, j’ai lors découvert les avantages des grandes structures. Je suis restée dans cette entreprise durant 10 ans !

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Quelles étaient tes missions dans ton précédent poste ? J’étais attachée commerciale, je visitais les magasin de proximité non alimentaires et les stations-services en France. Le but était de référencer le plus de produits possibles dans les entreprises suivant le cadencier commercial ou de mettre en place des animations avec des promotions ou des goodies.

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Aujourd’hui, en quoi consiste ton nouveau métier ? Maintenant, je propose des ateliers de sensibilisation à la préservation de l’environnement. Les thèmes que j’aborde sont : les déchets, le tri / recyclage, le compostage et la biodiversité. Je suis devenue Maître Composteur certifié et j’ai installé le système de compostage dans la crèche de ma fille. Je fais participer les enfants avec les adultes et ça marche super bien ! Je peux aussi bien animer un team buiding, qu’un séminaire, des maisons de retraite ou si une collectivité veut que je tienne un stand ou que je me déplace dans les institutions publiques pour sensibiliser aux déchets, ou sur d’autres thèmes de l’environnement. Ma structure c’est deux aspects : les ateliers & la mise en place et le suivi du compostage.

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Avant ta reconversion, avais-tu l’idée de te diriger dans cette voie ? J’avais déjà la petite idée de me diriger dans cette voie sans forcément vouloir entreprendre, avant mon bilan de compétences chez CBP. J’avais en revanche la volonté de changer de métier sans vraiment être fixée sur mon choix d’orientation. Je me disais que j’aimerais bien faire quelque chose soit dans une association soit en restant commerciale mais cette fois ci dans les produits bio, naturels… dans un domaine qui porte mes valeurs. Je portais tellement ce projet d’ateliers de sensibilisation à la protection de l’environnement, accessible dès le plus jeune âge, que ma consultante m’a ouvert les yeux sur ce qui m’animait vraiment. Développer mon projet jusqu’à le créer et entrer dans l’entreprenariat.

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Comment as-tu eu le déclic qui t’as permis de franchir le pas ?Premièrement, à l’arrivée de mon premier enfant, les contraintes professionnelles ne correspondaient plus vraiment à ma vie de famille. Deuxièmement, ce projet est né grâce à mon fils ! Une simple balade en forêt a tout changé ! En promenant notre chienne, nous avions pris des sacs poubelle pour ramasser les déchets sauvages rencontrés sur notre chemin.  Et je n’aurais jamais imaginé que cette balade allait changer ma vie ! J’expliquais à mon fils de 3 ans ce qu’on ramassait et les conséquences que cela pouvaient avoir sur la Faune et la Flore. Je n’aurais jamais imaginé l’impact produit sur mon fils. Pendant le mois qui a suivi cette promenade, il me rapportait des anecdotes des personnes de son école et des déchets sauvages qu’ils avaient vus en se baladant eux aussi en forêt. Comme par exemple « Tu te rends compte maman, ma maîtresse, elle a vu une chaise roulante dans la forêt. Mais comment c’est possible maman ? ». C’est à partir de là que je me suis demandé : Qu’est-ce que je pourrais lui faire faire comme atelier qui pourrait le sensibiliser davantage ? J’ai cherché des ateliers sur internet, et sur le moment je n’ai rien trouvé.

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De l’intention à la réalisation, combien de temps à durer le cheminement ? 18 mois à peu près. J’ai commencé par faire différentes formations sur le développement durable. Je suis devenue une véritable boulimique d’information sur le sujet. Puis en tant que bénévole dans plusieurs associations, j’ai animé des ateliers sur différents thèmes environnementaux. Cela m’a permis de rencontrer des personnes qui partagent les mêmes valeurs. Puis j’ai fait une formation de Maître Composteur de Septembre à Octobre 2019 pour ensuite créer « Alexa et ses fraises » en Janvier 2020. Je fais partie de ces gens qui réfléchissent beaucoup avant d’agir alors j’ai beaucoup réfléchi avant de me lancer. En plus, cela me faisait très peur d’entreprendre. Mes envies de partager et transmettre pour éveiller les consciences étaient plus fortes, c’est pour cette raison que je me suis lancée.  Mais sans ma consultante en Bilan de Compétences, je ne l’aurais pas fait ! Elle a su me faire prendre conscience de la situation.

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Quel rôle ont joué tes proches dans ce changement de vie professionnelle ? Au début, tout le monde a trouvé cela bizarre. Je partais de presque rien, c’est normal.  Pour mon entourage c’était nébuleux ce projet. Lorsque j’ai préparé ma première conférence, mon mari a été impressionné par mes compétences et mes connaissances sur le sujet (il travaille lui-même dans les déchets). Il a toujours été d’un très grand soutient et d’un esprit critique. Mes parents ne comprenaient pas mon projet, et comment cela pouvait fonctionner. Ils habitent à la campagne et pour eux, beaucoup d’éco-gestes sont ancrés dans leur quotidien. Ils trouvaient cela bizarre de vouloir proposer des ateliers de sensibilisation à la préservation de l’environnement et d’être payée pour ça.

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Quels sont les aspects qui ont été les plus durs à gérer et que tu aimerais partager avec nous ? Se lancer seule, ce n’est pas facile ! Le fait de ne pas avoir de collègue avec qui discuter, échanger sur des sujets de la société, se retrouver seule. Je suis quelqu’un qui rebondis assez vite, mais j’ai vécu des journées où j’avais vraiment le moral dans les chaussettes. Il y a eu des moments quand même compliqués, notamment lorsque j’ai évoqué mon projet et que personne n’y croyait. Heureusement avec le temps, mon projet devenait plus concret, et mon entourage m’a suivi. Mon mari et mes enfants surtout, ont toujours cru en moi ! Pour mon fils, mon travail c’est de sauver la planète !

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Dirais-tu que tu es désormais épanouie avec cette nouvelle aventure qui débute ? Oui, je suis très contente de ce que je fais. J’aurais préféré que ça fonctionne mieux car le Covid-19 a ralenti les événements pendant quelques mois. Mais oui, au quotidien, je suis ravie et j’adore ce que je fais. J’adore partager avec le public et la meilleure des gratifications est de recevoir en retour leurs avis et leurs points de vue. Alors oui, je suis épanouie !

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Quelle est la prochaine étape ? La prochaine étape, qui est en cours, est de me faire connaitre davantage. Une fois que mes plaquettes et mes brochures seront finalisées, j’aimerais viser plus large et ne pas rester uniquement dans le porte à porte. On m’a conseillé de m’adresser à des réseaux ou des associations qui regroupent un grand nombre d’interlocuteurs pour développer Alexa et ses fraises. Cela me permettrait d’être plus performante plus rapidement et de moins m’épuiser.

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Que conseillerais-tu aux personnes qui hésitent encore à faire une reconversion ? Il est primordial de se sentir bien avec le(a) consultant(e) en Bilan de Compétences pour que le projet fonctionne correctement. Le bilan de compétences fait ressortir nos qualités et nos compétences et c’est ce qui m’a fait beaucoup de bien. Parce qu’au bout de 10 ans dans une grande société on n’évolue pas forcément et on se sent peu valorisé. C’est une introspection de notre expérience, de nos compétences. C’est se poser des questions, réfléchir à ce qu’on veut vraiment faire. Il faut prendre le temps de bien réfléchir, de bien se faire accompagner parce que le bilan de compétences est le « number 1 » de ce qu’il faut faire lors d’une reconversion.

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Et si c’était à refaire ? Je referais pareil. Je n’aurai jamais pensé être là où je suis aujourd’hui, sans les conseils de ma consultante. Je suis très fière de l’entreprise que j’ai créée, pour éveiller les consciences au travers d’ateliers créatifs et plein de curiosités dès 3 ans. Le tri à la source des biodéchets sera obligatoire le 31 décembre 2023, et je pense que faciliter et démocratiser le compostage doit se faire maintenant.

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Merci beaucoup Alexandra ! C’était avec plaisir vraiment, j’ai été très satisfaite de CBP Social Consult et de ma consultante, Agnès. Vraiment ravie !

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Vous pouvez retrouver Alexandra ici : https://www.instagram.com/alexa_et_ses_fraises/
Et pour en savoir plus c’est par ici : https://alexaetsesfraises.com/

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Interview : Nadège THENADEY
Rédaction : Nadège THENADEY & Cynthia PEDROSA
Photos : Alexa & ses fraises

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Cet article a été écrit par nthenadey@cbp-socialconsult.fr

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